Notre invité : Dominique Falda


Dominique Falda est né à Aix-les-Bains. Après une formation aux Beaux-Arts de Lyon, il exerce plusieurs métiers dont ceux de maquettiste et de coloriste. Il se consacre aujourd'hui à l'écriture et à l'illustration.

A propos de vous :
 
A quel héros et/ou personnage de fiction vous identifieriez-vous volontiers ?
L'homme invisible.

Quelle utopie seriez-vous prêt à défendre ?
Le droit au rêve. «  Mes jeunes gens ne travaillerons jamais, les hommes qui travaillent ne peuvent rêver et la sagesse nous vient des rêves. » Chef Joseph, cité par Jacques Poulain.
 
En dehors de votre approche d'auteur ou d'illustrateur pour enfants, que rêveriez-vous d'être ?
Semeur de cailloux.
 
Où écrivez-vous ? Quel est le lieu qui vous inspire le plus ?
J'écris dans ma tête en marchant. La marche permet à mes idées de vagabonder...
 
Quel est le sentiment qui vous habite le plus souvent ?
Une certaine sérénité.


 

Quels genres de livres vous tombent des mains ?
Presque tous, surtout les miens, on devrait avoir le droit de n'écrire qu'un seul livre durant sa vie. On serait alors, sans doute, moins complaisant.
 
Que redoutiez-vous enfant ?
Deux dindons qui se trouvaient sur le chemin de l'école.
 
Vous arrive-t-il de côtoyer des êtres imaginaires ?
Je suis habité par des êtres imaginaires, quatre artistes fictifs qui doivent former en quelque sorte le portrait chinois de ce que je suis.
 
Que feriez-vous ou diriez-vous à un ogre s'il vous arrivait d'en croiser un ?
« J'ai aussi faim que toi ! »
 
Qu'avez-vous conservé de l'enfance ?
Le pouvoir de rêver, de converser avec moi même et de m'amuser avec un morceau de bois.
 
Selon vous, qu'est-ce qui fait vendre un livre ?
Le hasard.
 
Quel qualificatif vous colle à la peau ?
Inclassable.
 
Quelle est la meilleure phrase qu'un enfant vous ait dite ?
Ma fille: « Quand je veux, je veux  ». Cela s'est confirmé depuis...
 
Quelle est votre définition du bonheur ?
Dessiner avec son doigt sur une fenêtre embuée.
 
Si vous aviez la possibilité de recommencer, que changeriez-vous ?
Mon sexe, je serais une femme, pour savoir...
 
Enfant, quel genre de lecteur étiez-vous ?
Éclectique.



 
Vis-à-vis de quoi vous sentez-vous impuissant ?
Notre propension à ne jamais apprendre.
 
Quel est l'animal auquel vous ressemblez le plus ? Pourquoi ?
L'ours de « Mais je suis un ours! » de Frank Tachlin à qui on répond « Vous êtes un imbécile avec un manteau de fourrure et mal rasé ».
J'ai l'impression que mon passage sur la terre est un malentendu.
 
Quel est le mot que vous préférez dans la langue française ?
Tintinnabuler.
 
Que souhaiteriez-vous que l'on retienne de vous ?
Que je n'ai jamais existé.
 
 

 
A propos de vos livres :
 
Quelle est votre dernière sortie pour la jeunesse ?
« Chaque rêve a son gardien » chez Grandir, sous le nom de Marie Loiseau.

Le(s) livre(s) dans votre production dont vous êtes particulièrement fière ou qui vous laisse(nt) un souvenir particulier ?
Le premier « Léo et Zoé » j'aurai du attendre et le laisser encore mûrir.

 




Quel est le thème que vous aimez davantage traiter ?
Le rêve et l'illusion du réel.
 
D'où est né votre premier livre/ illustration ?
D'un concours de circonstances, j'ai réalisé un faire part pour la naissance d'un petit garçon nommé Léo. Je me suis amusé à imaginer ce qu'il pourrait devenir plus tard...
Au même moment une autre amie a mis au monde une petite Zoé. Ce sont les personnages de ma première histoire. Ils sont grands maintenant et ne se sont jamais rencontrés. Comme quoi nul n'est prophète...
 
Quel livre en littérature de jeunesse auriez-vous voulu écrire ou réaliser à la place d'un autre ?
Sans hésiter, « La grande Question » de Wolf Erlbruch.


 

Sur quel projet travaillez-vous actuellement ?
Cela fait dix ans que je travaille sur la biographie de mes artistes fictifs, encore dix ans et tout cela sera peut-être cohérent.
 
Où et comment vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans un jardin, jardinier. Je suis à Portland en Oregon actuellement, je me rends pratiquement toutes les semaines au Japanese Garden, c'est un lieu magique où le fini s'accouple avec l'infini.
Je rêve de créer un jardin et après l'entretenir.
 
 
 
Vos références en littérature de jeunesse
 
Un livre pour la jeunesse qui vous a marqué petit ?
Je ne sais pas si ça compte, Tintin, « On a marché sur la lune » ,sinon , «  Les malheurs de Sophie » de la comtesse de Ségur .
 
Quels sont vos auteurs-illustrateurs de référence ou qui pour vous développent une approche intéressante ?
S'il n'en n'existait qu'un, ce serait Wolf Erlbruch, sinon je découvre Dr.Seuss, très célèbre aux états-unis et un régal à lire en Anglais et Silverstein dont on a trop peu d'albums en France.
 
Quels sont vos livres "coups de cœur", les "incontournables" en littérature de jeunesse ?
Il y en a trop, disons, « L'arbre généreux » de Silverstein et un livre malheureusement épuisé de Christine Nostinger illustré par Janosh « Quelqu'un ».
 
 
 
A propos de la Culture
 
Un film, une photo/illustration qui vous touche ?
Une pyramide de pollen, appelée « Une montagne que l'on ne peut escalader » de l'artiste Allemand Wolfgang Laib. Et aussi une vidéo de Bill Viola « The crossing ».
 
Un musicien ?
Arvo Pärt ou pour être plus Français certaines pièces de Debussy ou pour être plus Allemand Bach: « L'offrande musicale »...
 
Un lieu où vous aimeriez vivre ?
Sur le mont Analogue.
 
Une phrase qui vous guide ?
« L'Art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'Art. »
Robert Filliou



 

 

Gardiens, étangs d'art, Morbihan, 2007

Voir aussi :

Dominique Falda sur Ricochet
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