Aller au contenu principal

Quand hurle la nuit

Graffiti
Roman
à partir de 13 ans
: 9782896073221

L'avis de Ricochet

Salicou est un jeune garçon d’origine sénégalaise vivant au Québec. Alors qu’il s’apprête à avaler un sandwich lors de la pause-déjeuner dans la cour de l’école, trois garçons viennent l’interrompre, en l’insultant : « Sale nègre. Sale nègre. Ici, c’est une école, pas un zoo. Sale nègre. Ici, c’est une école, pas un zoo. Dégage. » Confronté brutalement au racisme de ces trois consorts, Salicou trouve dans ses rêves et dans son imaginaire foisonnant une échappatoire aux agressions qu’il subit. D’abord mouton noir menacé par des loups blancs puis « dragon à la voix de braise » terrassant tous ses ennemis sur son passage, Salicou, qui tait à ses parents sa colère qui gronde, s’enferme dans ses fantasmes de vengeance jusqu’au jour où il craque et leur confie sa douleur, son désarroi. Que faire dès lors de cette confidence ? Quelle réaction avoir : compassion, pitié, haine ? La fin de ce roman vous l’apprendra…

Mario Brassard signe ici un roman pour la jeunesse d’une très grande force évocatrice. A travers des chapitres très courts, à travers des métaphores filées par lesquelles il construit un portrait psychologique très affiné de Salicou, le lecteur perçoit toute l’émotion contenue dans les mots choisis et agencés avec beaucoup de soin par l’auteur. Cette langue très travaillée et métaphorique – qui sera d’ailleurs un véritable régal pour les lecteurs plus avertis – n’élude aucunement la thématique très dure au centre du roman, celle du racisme. Elle permet au contraire à Mario Brassard d’aborder une problématique malheureusement toujours très actuelle et de transmettre à son lectorat un message de tolérance que l’intrigue révèle dans les derniers chapitres. Il est fort à parier que la lecture de ce texte sera prolongée par des échanges et des débats, tant ce roman ne peut laisser, par son contenu et le style d’écriture, insensible.

Présentation par l'éditeur


Salicou, 10 ans, est victime de propos racistes dans la cour de son école. En l’espace de quelques secondes à peine, son monde
s’effondre, les couleurs disparaissent, le soleil s’éteint. Complètement démuni, il se replie sur lui-même, car non seulement vient-il à peine d’arriver du Sénégal, mais c’est également la première
fois qu’il vit cette situation. Incapable d’en parler à quiconque, il se
r