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Strada Zambila

Sélection des rédacteurs
Neuf
Roman
à partir de 10 ans
: 9782211231176
9.50
euros

L'avis de Ricochet

Ilinca est en colère contre ses parents. Pour des questions financières, ils ont «  abandonné » leurs filles à Bucarest pour aller travailler en France. La présence bienveillante de ses grands-parents et la joie de vivre permanente de sa petite sœur Zoé ne pèsent pas lourd dans la balance face au sentiment d'abandon grandissant qui l'habite. L'approche des fêtes de Noël amplifie le malaise et l'incompréhension de cette adolescente, qui n'arrive pas à accepter la « démission » de ses géniteurs. Seul Florin, son ami Rom, trouve grâce à ses yeux. Ensemble, ils participent à un concours d'arts plastiques, occasion rêvée d'exprimer leurs talents. Cette démarche s'inscrit bien au-delà de ce travail, puisqu'elle permet à l'un comme à l'autre d'appréhender le monde dans toute sa beauté, au-delà des préjugés.

Dans le deux pièces plutôt exiguës de la Strada Zambila, habitent quatre personnes et huit chats. Le père de l'héroïne, médecin, gagne 400 euros par mois... Dans ces conditions, on comprend aisément ce qui pousse certains travailleurs à devenir des « cueilleurs de fraises » (surnom donné aux Roumains partis chercher du travail à l'étranger). D'autres raisons, comme l'accès aux soins, peuvent contraindre à l'exil forcé.

Fanny Chartres signe un magnifique roman intimiste truffé de belles métaphores (« un sourire coûte moins cher que l'électricité, mais donne beaucoup plus de lumière ») sur la famille, l'absence, le racisme et les préjugés (ici, à l'égard des Roms). Avec une écriture cinématographique, l'auteure nous donne un riche aperçu des lieux intimes de Bucarest, une ville complexe qui invite à regarder au-delà des façades.

Présentation par l'éditeur


Les parents d’Ilinca ont quitté Bucarest pour la France. Ils ont beau lui assurer que c’est seulement pour quelques mois, Ilinca trouve le temps long. Selon elle, ça ne vaut pas la peine de quitter ceux qu’on aime pour aller faire tourner des cabinets médicaux en Normandie. Ni de gâcher le présent en espérant un meilleur avenir. À l’approche de Noël, c’est de plus en plus difficile.


En l’absence