Aller au contenu principal

U4. Jules

Sélection des rédacteurs
Roman
à partir de 13 ans
: 9782748516579
16.90
euros

L'avis de Ricochet

Un premier novembre, jour des morts, le filovirus U4 a touché la planète. Les humains meurent comme des mouches (scènes affreuses à la clé), mais les adolescents de quinze à dix-huit ans restent insensibles à la contagion. Dans un monde en déliquescence où seuls quelques adultes anonymes, rassemblés dans une sorte de gouvernement militaire d'urgence, vivent encore, il faut savoir trouver sa propre voie... Quatre auteurs de littérature jeunesse ont travaillé sur ce point de départ et développé un personnage, d'abord seuls, puis ensemble lorsque les héros se croisent. Une gageure d'écriture qui donne un résultat captivant et plus ou moins étourdissant sur le plan littéraire !

Carole Trébor a adopté Jules, un garçon au physique rondouillet, gentil comme tout. En plein Paris, il ne lâchera pas son chaton Lego, et la petite Alicia, mystérieuse fillette survivante du virus alors qu'elle n'a pas dix ans. Florence Hinckel s'empare du tendre Yannis, qui traversera la France avec son chien Happy, de Marseille à Paris en passant par Lyon. Vincent Villeminot suit la solide et parfois rude Stéphane, fille d'un épidémiologiste membre du petit comité de gouvernement. Enfin, Yves Grevet part de la Bretagne avec la flamboyante et débrouillarde Koridwen, responsable de son cousin retardé Max et peu à peu assurée de tenir la solution à cette apocalypse... Les quatre personnages étaient tous des joueurs actifs de Warrior of Times (WOT) et se reposent sur l'idée folle de remonter dans le temps, ainsi que leur a proposé le « maître du jeu » avant qu'Internet ne s'éteigne. Rendez-vous a été pris le 24 décembre, à Paris. S'agit-il d'un espoir ou d'un piège ?

Les auteurs n'ont pas choisi la voie de la facilité avec une ou plutôt des fins ouvertes : l'avenir reste vraiment incertain. En attendant, leurs personnages auront vécu des périples angoissants, violents, au cours desquels chacun développera ses aptitudes et montrera sa psychologie. De l'art de la survie en milieu hostile... tout en restant dans l'adolescence, avec ses amitiés et ses amours intenses. Boire et manger deviennent compliqués, la moindre plaie est mortelle, mais nos héros préféreront rester libres tandis que les objectifs de l'armée se révèlent troubles. Qu'ils voyagent en solitaire ou se greffent à des groupes, ils rencontreront quantité d'autres jeunes gens comme eux, qui auraient d'ailleurs pu être aussi le prétexte de romans séparés...

Il est fascinant de voir non seulement l'écriture, mais aussi les idées et les sensibilités différentes des auteurs se développer sur un même sujet, et encore plus confondant de multiplier les points de vue lorsque Jules, Yannis, Stéphane et Koridwen se croisent, environ au tiers des livres. Une même scène peut être comparée de roman en roman, et les interprétations varier du tout au tout : Stéphane croit que Jules a peur sous la menace de son pistolet, alors que ce dernier perçoit justement la fragilité de l'autoritaire jeune fille... Certes, à lire les quatre ouvrages à la suite, les effets de surprise sont éventés. Mais le plaisir vient donc du jeu littéraire, de cette impression de pénétrer dans les coulisses d'une écriture à huit mains. Une façon élégante, et francophone, de renouveler le thème de l'apocalypse en littérature ado ! A partir de 13 ans.

L'avis des internautes

Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs
le 09/29/2015 14:14

Déçue, vraiment!!! Manque de rythme, répétition d'un livre sur l'autre, normal mais est ce nécessaire, thèmes déjà vus et revus sous diverses formes... et surtout manque total de finalité!...

Présentation par l'éditeur


« Je m’appelle Jules. Ce rendez-vous, j’y vais parce que j’y crois. »


Jules vit reclus dans son appartement près du Luxembourg, à Paris. Il n'a plus aucune nouvelle de ses parents, en voyage à Hong Kong lorsque l'épidémie a commencé de se propager. Il refuse d'accepter la réalité du spectacle effroyable qu'il observe par la fenêtre, la rue jonchée de cadavres le tétanise. Mais il sait qu'il ne pou