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UN PEU D'AIR FRAIS... RICOCHET SE PORTE BIEN !


 
Par un jugement du 10 février, et rendu le 9 mars, le Tribunal de grande instance de Charleville-Mézières, dans les Ardennes, a enfin donné son autorisation au transfert en Suisse du site ricochet-jeunes.org.
 
Le site a, de loin, la plus grande audience en Europe, et il est respecté comme le site de référence dans le domaine de la littérature pour la jeunesse.
Il fait partie maintenant de la branche romande de l’Institut suisse Jeunesse et Médias (ISJM), organisation sans but lucratif, financée par des fonds publics et privés.
L’ISJM, fondé voici 43 ans, mène des actions parallèles et complémentaires à celles de Ricochet: encourager la lecture pour la jeunesse et ses créateurs, en toute indépendance. Il prend donc la relève du CIELJ défunt.
 
Le site est dirigé de Suisse depuis 17 mois (officiellement avec la reconnaissance juridique depuis le 9 mars 2012), ce qui a permis d’assurer pleinement la poursuite de ses activités, et un certain nombre de collaborateurs suisses, critiques et documentaliste se sont ajoutés à l’équipe française de critiques qui a fait sa réputation internationale au cours des années. Il faut rappeler que sont publiés chaque jour sur le site près de 5 avis de lecture qualifiés, et que Google le place en tête des sites consacrés à la littérature pour la jeunesse de langue française.

Prochainement, une directrice éditoriale de premier plan résidant à Paris sera nommée.
Il n’y aura donc pas de changement de ton, et ce ton sera plus vif encore, car des évolutions de structures informatiques vont, à terme, permettre une navigation plus fluide et plus complète.

Les informations contenues dans les archives du site sont immenses et seront mises à net et actualisées régulièrement (c’est un travail de longue haleine déjà initié par l’ISJM l’an dernier).

Avec le passage en Suisse, de nouvelles collaborations ont été concrétisées au Canada, en Belgique et au Cameroun: Ricochet s’affirme encore plus comme le grand site de la littérature jeunesse francophone.
 
 
Etienne Delessert                       Yvan von Arx
Président du CIELJ                     Coresponsable du bureau romand de l’ISJM
 
 

 
Mission accomplie: quand j’accepté en 2008, à l’invitation de mes amis Despinette, de prendre la présidence du CIELJ à Charleville, et de le faire depuis Lakeville, dans le Connecticut, je n’imaginais pas les difficultés que Ricochet allait rencontrer.
Je me suis rapidement rendu compte que les organismes des Ardennes, ville, département et région, qui en avaient fort bien assuré le financement depuis 1994 (date de sa création par Janine Despinette et l’équipe de chercheurs d’Henri Hudrisier à l’Université Paris 8) ne pourraient bientôt plus le faire.
 
En compagnie de notre excellent directeur Christian Grandin je me suis tourné vers Troyes, puis Moulins, dans l’Allier et des fondations privées, nous avons tout fait pour trouver une solution française, en vain. C’est en été 2010 que j’ai songé à la Suisse, et que je me suis adressé à Yvan von Arx, responsable, avec Brigitte Praplan, de la branche romande de l’ISJM. Et parallèlement j’ai demandé à Jean-Frédéric Jauslin, directeur de l’Office suisse de la Culture, de nous aider. Il a mis immédiatement à notre disposition de quoi fonctionner en 2011: sans ses services Ricochet serait mort!
 
Nous avons alors présenté une requête de transfert au Tribunal de grande instance de Charleville, qui, en novembre 2010 devait décider du sort du CIELJ et de Ricochet. Tout se présentait donc bien.
C’était sans compter sur l’irruption d’un ancien webmaster, pourtant parfaitement dédommagé, qui nous a accusés de “transférer en Suisse un site qui valait des millions…”
La plainte était absurde, puisque le site, afin de conserver son indépendance, ne rapporte pas d’argent. Il le savait, bien sûr, mais sa perfidie nous a bloqués pendant plus d’un an. De juge muté en juge muté, il fallait repartir chaque fois à zéro.
Le site vaut des millions…de visiteurs!
 
2011 a été une année compliquée pour nous. L’ISM a dû assurer le travail sans pouvoir obtenir les soutiens nécessaires faute de reconnaissance juridique. Mais l’équipe suisse, avec mon soutien permanent en particulier pour la rubrique “Magazine”, a parfaitement tenu la distance: notre audience a augmenté en un an de 30%. Et de vraies amitiés se sont scellées.
Les éditeurs ont bien compris qu’il fallait envoyer les services de presse à Lausanne et les livres ont régulièrement voyagé de Lausanne vers nos critiques pour qu’ils puissent continuer leur remarquable travail.
En 2011, autant de livres ont été référencés sur le site que les années précédentes et 21% de livres de plus ont été chroniqués par rapport à 2010. 

Je crois avoir aussi amené à Ricochet des chroniqueurs de premier plan, et su varier les articles du Magazine, de portraits en libres propos, montrant ainsi la vigueur créative de ce segment de l’édition francophone.


*

Enfin j’ai réussi à assurer la pérennité du Fonds de Janine Despinette, qui passe, lui aussi, en Suisse. Ce sont 60 000 ouvrages, et des archives personnelles rares qui seront mis en valeur à Lausanne, dans ce qui deviendra, à terme, un centre international de documentation et d’exposition. Son livre, Les Imagiers de la Littérature en couleur commentera cette donation et montrera toute l’importance, depuis plus de 50 ans, du regard qu’elle a porté sur les artistes qu’elle a aimés-et souvent découverts dans le monde entier.
Janine frétille à l’idée de venir travailler en Suisse,,,
 
J’aimerais remercier  le conseil du CIELJ et le Bureau comptable Dumont, qui nous ont soutenus sans fléchir tout au long de cette bataille. Et particulièrement Jacques Jeanteur, qui fut le vice-président du CIELJ: ses conseils stratégiques et son amitié active m’ont soutenu  dans cette épreuve. Sans lui j’aurais craqué.

Et n'oublions pas le travail efficace de notre avocat Me Dominique Tricaud, qui m'avouait n'avoir jamais suivi un cas aussi rocambolesque. Nous étions tous portés par le soutien de nos lecteurs, qui ne pouvaient imaginer notre disparition, et par celui de plusieurs grands journaux francophones. 
 
Je peux donc retourner à mes pinceaux, du matin jusqu’au soir.
 
Etienne Delessert
Lakeville, mars 2012
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