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L’album «Collections»: une écriture à quatre mains, une complicité de chaque instant

Lauréat de plusieurs prix importants, l'album Collections de Victoire de Changy et Fanny Dreyer a également été salué par le public. Retour sur la création de cet ouvrage sensible et poétique qui nous plonge au cœur du monde de l'enfance. 

Monique Malfait-Dohet
30 mai 2024

La Belge Victoire de Changy et la Suissesse Fanny Dreyer, installée à Bruxelles, ont réalisé ensemble une étonnante galerie de portraits de collectionneurs qui plonge le lecteur dans l’intimité mystérieuse de sept enfants obnubilés, chacun, par une passion qui les métamorphose. D’une collection à l’autre, c’est toute la magnificence de l’enfance qui est convoquée, de génération en génération, ici ou ailleurs. Tel un cycle sans fin de petits et grands moments de bonheur qui rappellent l’œuvre de l’artiste Christian Boltanski qui a choisi de collectionner les battements de cœur pour garder «inlassablement, jusqu’à la nuit des temps» le souvenir de tous ceux qui ont existé. 
Les deux autrices ont accepté avec générosité de consacrer au site Ricochet une part de leur précieux temps. Elles se sont donc volontiers prêtées au jeu des questions et des réponses. J’ai cherché à obtenir des informations sur leur travail commun et sur les particularités de chacune au niveau de l’écriture de ces différentes séquences.

Victoire de Changy et Fanny Dreyer
L'album «Collections» entre Victoire de Changy (à gauche) et Fanny Dreyer (à droite) (© Marina Bourdais, © La Partie, © M.d.)

QUESTIONS COMMUNES

Le choix du sujet

Monique Malfait-Dohet: L’idée d’un album sur des collections, vient-elle plus particulièrement de l’une d’entre vous ou est-ce un projet commun dès le départ?
Victoire de Changy (VDC): Fanny et moi sommes amies et suivons nos travaux respectifs depuis de nombreuses années. Quand le moment a été opportun pour toutes les deux d’imaginer un projet ensemble, j’ai demandé à Fanny si elle avait à cœur de dessiner un sujet en particulier – elle m’a spontanément parlé des Collections, qui occupent son travail depuis des années. Parce que nous partageons ce goût, ainsi qu’une certaine appétence esthétique, l’idée m’a tout de suite emballée. Je suis fille d’antiquaire, j’ai grandi entourée d’objets et d’œuvres assortis ou disparates. Comme beaucoup d’enfants, j’ai collectionné des choses très tôt et ne m’en suis jamais départie. Une des collections présente dans le livre est la mienne: les représentations de mains – parce qu’elles sont ce que je préfère chez l’autre, parce que d’elles adviennent la sensorialité, l’art, le labeur, la caresse. 
Fanny Dreyer (FD): Lorsque j’étais enfant, j’ai collectionné les pierres semi-précieuses, elles me fascinaient au point de dormir avec une pierre sous mon oreiller plutôt qu’un doudou (comme Suzanne dans le livre). Depuis quelques années, je collectionne les petits chevaux, en bois de préférence. À la mort de mon grand-père, j’ai hérité d’une petite boîte contenant une trentaine de chevaux de bois qu’il avait commencé à peindre pour fabriquer un petit manège. Cette découverte m’a particulièrement touchée. Ces deux collections se retrouvent dans le livre, tout comme la collection de Victoire. 

Collection Victoire de Changy et Fanny Dreyer
Représentations de mains et pierres: certaines collections de l'album font un clin d'œil à celles des créatrices (© La Partie)

Avez-vous, dès le départ, voulu donner à Christian Boltanski ce rôle essentiel? Une collection certes poétique mais imprégnée d’une détresse profonde, celle des battements de cœur. Vous sentez-vous proches de cette démarche?
VDC: Nous avions parlé de cette collection ensemble que nous avons pu «entendre» toutes les deux, à différents moments, au Japon. Mais l’idée de l’insérer en dernier n’est advenue qu’au fur et à mesure de ma rédaction, quand le principe récurrent des battements de cœur s’est imposé à moi. Cette œuvre m’inspire, personnellement, moins la détresse que l’espérance et davantage le souvenir que l’oubli. Et oui, je me sens très proche de cette idée de petite mémoire, partie de la grande. 
FD: Cette collection permet en outre une ouverture vers un champ plus large et un pas vers l’histoire de l’art.

Le travail d’équipe

Quelles sont les difficultés inhérentes à un travail à quatre mains, quels en sont les avantages et les inconvénients par rapport à un travail réalisé seule?
VDC: Cela dépend probablement des collaborations: concernant la nôtre, nous avons eu la chance d’une harmonie et d’une écoute mutuelle absolue, nous avons imaginé le canevas de l’histoire toutes les deux, et ce fut inspirant et galvanisant. 
FD: Pas vraiment de difficulté concernant la collaboration avec Victoire, mais lorsque j’ai la charge du texte et de l’image je peux à mon gré manier ces deux matières, enlever d’un côté, ajouter de l’autre, je me permets de façonner tout au long du projet. Dans le cas de Collections, les textes de Victoire étaient parfaits et j’avais dès lors cette pression supplémentaire de ne pas la décevoir et de ne pas trahir le texte, de ne pas être redondante avec mes images. Illustrer un texte déjà existant n’est pas plus facile ou plus difficile; les difficultés ne se situent pas au même endroit. Mais travailler avec une autrice que l’on admire et qui est en plus une amie proche permet une vraie collaboration sur un projet.

L’association du texte et de l’image s’est-elle réalisée à partir du texte, de l’idée générale, de couleurs, d’images? 
FD: Je suis partie des textes de Victoire, j’ai travaillé par chapitre en dessinant simultanément plusieurs doubles pages du livre. Le fait de travailler par «bulle» d’illustration m’a permis de définir une gamme colorée évoluant de chapitre en chapitre, au fil des collections et des saisons. 

Le rôle de l’éditeur et l’impact des prix attribués

L’éditrice annonce que cet album est accessible «dès 5 ans», pensez-vous à l’âge des enfants quand vous écrivez/vous illustrez? Ces catégories d’âge ont-elles un sens pour vous?
VDC: Il me semble que les catégories ont lieu d’être essentiellement pour les classements en librairie, et parce qu’il est rassurant de pouvoir se cantonner à un âge. Les albums en général, et à tout le moins ceux que j’écris, me semblent posséder plusieurs niveaux de lecture, et pouvoir être appréciés, et différemment compris, dès la toute petite enfance et jusqu’à l’âge adulte. 
FD: Je ne me permets pas d’imaginer ce que les jeunes lecteurs vont comprendre de mes images selon leur âge, cela serait présomptueux. Tout comme les textes de Victoire, mes illustrations ont plusieurs niveaux de lecture, à tous les âges on peut y comprendre des éléments, y revenir plus tard, faire des liens, etc. Nous apprécions la nuance de notre maison d’édition qui propose notre livre «dès 5 ans» et non «pour 5 ans» mais de très très jeunes enfants ont adopté notre livre et cela nous réjouit. 

Quels sont vos liens avec votre éditrice, quel rôle joue-t-elle dans vos créations?
VDC: Notre éditrice, Béatrice Vincent, fait son métier avec immensément de talent: elle pose sa confiance avec beaucoup de justesse aux bons endroits, a des suggestions très fines et toujours très adéquates, avec le respect pour la création. Et elle prend surtout soin de tous les pôles, de la rédaction, au dessin, à l’impression, en n’en négligeant aucun.
FD: J’ai rencontré Béatrice Vincent il y a quelques années lorsque je lui ai présenté mon projet La colonie de vacances; je connaissais sa très bonne réputation dans le milieu de l’édition jeunesse. Pour ce premier album avec elle, je me suis sentie extrêmement bien accompagnée, j’ai éprouvé pour la première fois la sensation de faire un travail main dans la main, c’est si précieux. Lorsque Béatrice a créé sa propre maison d’édition, il était évident pour moi de la suivre dans l’aventure. Je lui ai parlé du projet Collections, elle a tout de suite été très enthousiaste.

Prix littéraires pour Collections
«Collections» a reçu plusieurs distinctions importantes comme le prix Lu et Partagé 2024 dans la catégorie extra-ordinaire et le Prix suisse du livre jeunesse 2024 décerné lors des Journées Littéraires de Soleure (© Luc Battieuw, © ISJM)

Quel rôle jouent les prix littéraires dans votre vie professionnelle? Dans le cas de Collections, vous avez déjà reçu un prix belge «Lu et Partagé», un prix français le «Prix Millepages» et vous venez d’emporter le Prix suisse du livre de jeunesse. Cette reconnaissance est-elle une manière de soutenir votre travail, de vous conforter dans vos choix, de mieux vous faire connaître?
VDC: Les prix, ce sont avant tout des encouragements, oui, une assurance toute relative que nous avons raison de faire ce que l’on fait, mais aussi une façon d’ouvrir de nouvelles portes, ce qui est essentiel dans notre métier.

 

QUESTIONS SUR LE TEXTE

Les choix narratifs

La structure temporelle en 7 jours est-elle une évidence narrative? Un hasard? Une référence symbolique (à la musique, aux 7 merveilles du monde, etc.)? 
VDC: C’est même plus simple que cela: comme le texte est dense et les images nombreuses, nous avons imaginé une collection – une histoire – à découvrir chaque soir pour l’enfant.

Comment avez-vous choisi vos personnages et vos collections?
VDC: Nous avons choisi un ensemble de prénoms avec Fanny; je leur ai attribué des collections à l’instinct, et leur personnalité s’est déroulée sous mes doigts. Je ne prémédite jamais mes histoires avant de les écrire, elles adviennent et me surprennent en arrivant.

Collections Victoire de Changy et Fanny Dreyer
7 chapitres pour 7 collections et une découverte au fil des 7 jours de la semaine avec Omar, Lise et les autres (© La Partie)

Trois garçons, une fille et un plasticien masculin. Était-ce important d’équilibrer les présences masculine et féminine?
VDC: Nous n’avons pas vraiment calculé, mais c’est quelque chose d’aujourd’hui tout à fait évident, sur lequel on ne voudrait, ni ne nous pourrait faire l’impasse. 

Il semble que chaque collection comble un vide, les enfants apparaissent, de plus, souvent solitaires. La collection est-elle une manière de remplir la solitude, d’échapper à l’absence par la présence des objets?
VDC: Je dirais davantage une façon de s’ancrer, de se rassurer, de déposer l’objet lourd sur le tapis déroulant du temps qui passe et de le faire ralentir un temps. 

Les choix stylistiques

D’où vous est venue l’idée du refrain: «son cœur à lui bat si fort qu’il fait trembloter tout son corps» écrit en italique? Directement de Boltanski? Une manière de créer un lien entre chacune de ces collections?
VDC: Je l’ai écrit spontanément à la fin de ma première histoire, quand un objet s’est ajouté à la première collection. Puis il m’a semblé judicieux de le placer à la seconde, et ainsi, et encore jusqu’à la dernière des battements de cœur, créant, sans l’avoir prémédité à nouveau mais en le précisant chaque fois, un refrain cohérent. 

Le vocabulaire est parfois très précis, les mots peuvent être rares. Ces choix d’écriture sont-ils importants pour vous, une manière d’offrir au lecteur une autre forme de trésor, lexical cette fois? 
VDC: Je pense important de ne pas sous-estimer les enfants, et de croire en leurs envies d’apprendre et de comprendre. Les mots et leurs précisions ne doivent pas être effrayants, ils outillent et font grandir.

Vous utilisez à de multiples reprises des constructions répétitives qui semblent créer un rythme particulier, une chanson douce. Une manière de jouer aussi avec les sons. Est-ce pour vous une autre façon de créer de l’émotion?
VDC: J’ai toujours écrit de cette manière, que ce soit pour les adultes ou les enfants, par sons qui ricochent entre eux. C’est ce qui fait de moi une poétesse davantage encore qu’une romancière, ou qu’une écrivaine pour enfants.

Vous écrivez des romans, des albums de jeunesse, de la poésie. À partir de quel moment avez-vous su que le texte sur les collections devait devenir un album? Votre écriture se différencie-t-elle selon le genre abordé ou le public visé? 
VDC: Collections a été immédiatement pensé pour les enfants, et il va de soi que j’adapte le contenu et le ton à ce public. Mais je ne me restreins en rien, c’est même tout l’inverse: lorsqu’il s’agit d’enfance, les possibles me semblent beaucoup plus grands.

Romans, albums, recueils de poésie: Victoire de Changy s'illustre dans de nombreux genres littéraires et pour plusieurs publics. Ici quelques exemples: «L'île longue», «Le bison non-non» et «Immensità» (© Autrement, © Cambourakis, © Cambourakis)

QUESTIONS SUR LES ILLUSTRATIONS

Les couleurs et les mises en pages

À propos du choix des couleurs, j’ai ouï dire que vous entendez les voyelles de façon colorée. Associez-vous certaines couleurs aux mots du texte, à leur sonorité? 
FD: J’ai une forme de synesthésie assez classique: spontanément mon cerveau associe des couleurs au son des voyelles, et cela se fait indépendamment de ma volonté. Mais je peux heureusement mettre de côté cette faculté lorsque j’illustre un texte, sinon tout le spectre chromatique serait associé aux mots et cela serait illisible. Pour moi l’émotion n’entre pas vraiment en ligne de compte lorsque j’entends et visualise les couleurs des mots. 

Quelle est la place du blanc dans vos images, celui du fond de la page ou celui de certaines silhouettes, comme celle du cheval? Pourquoi, en revanche, choisissez-vous parfois des fonds de page colorés unis? 
FD: Le travail des couleurs et de la gestion des blancs est assez instinctif, il s’agit d’une question de rythme que je construis au fil des images. Il était important pour moi de figurer la trace que l’on peut laisser dans un paysage lorsque l’on vient en retirer un objet, d’où la mise en place des formes et contreformes. Un fond uni est idéal pour dessiner une collection et séparer tous les éléments sans qu’il soit question de perspective; il peut être blanc ou uni en fonction du rythme à donner. Le blanc peut parfois évoquer de la matière, de la neige dans un paysage, un espace lorsque qu’un toit s’y découpe, tout est possible et cela m’enchante. 

Dans cet album, la mise en pages est particulièrement porteuse de sens. Comment choisissez-vous vos alternances? Quel impact cherchez-vous à provoquer chez le lecteur lorsque certaines pages ressemblent à des planches de livre documentaire et d’autres à de larges paysages où les yeux peuvent se perdre jusqu’à l’horizon.
FD: De manière très égoïste je ne pense pas trop au lecteur, je me fais confiance et je suis mes intuitions. Pour Collections j’ai souhaité glisser une collection supplémentaire qui serait une collection de paysages. Je me suis arrangée pour dessiner ce que j’aime, des objets, des paysages, des enfants. Ensuite tout est une question de rythme et de logique narrative et picturale. Cela m’amuse de trouver de nouvelles façons de présenter les collections. 

La place des textes varie d’une page à l’autre (sans oublier la dernière double page). Êtes-vous responsable de ces mises en page ou sont-elles le fait d’un graphiste
FD: J’ai fait un premier découpage du texte au moment de la réalisation du chemin de fer, afin de me rendre compte de la pagination et du rythme général du livre. Puis, une fois les illustrations réalisées, j’ai proposé à notre maison d’édition de travailler avec mon graphiste de prédilection qui est mon compagnon. Il m’a fait des propositions sur lesquelles j’ai rebondi et nous avons travaillé finement sur le choix de la typo et le placement du texte, notamment pour la dernière page qui devait pour moi ouvrir les champs. 

Collections Fanny Dreyer
Le travail de Fanny Dreyer passe par plusieurs phases de recherches et d'expérimentations (© Fanny Dreyer)

Les techniques

Vous utilisez dans vos dessins des techniques différentes, sont-elles toujours associées aux ambiances que vous cherchez à réaliser ou à des motifs que vous reprenez au texte? Ont-elles d’autres raisons d’être?
FD: J’adapte mes outils en fonction de ce que je veux représenter: acrylique pour les paysages, feutres pour les personnages et les détails et papier découpés pour quelques collections. Il m’a semblé qu’en adaptant mes outils j’étais plus libre et plus juste. J’ai surtout défini ma gamme colorée et puis j’ai expérimenté. 

Pour vous, la représentation des paysages, des objets ou des personnages demande-t-elle les mêmes efforts ou êtes-vous à l’aise dans les différents types d’évocations?
FD: Chaque image m’a demandé des efforts, parfois plusieurs essais avec son lot de découragements et de belles surprises. Il s’agit pourtant de mes sujets de dessins de prédilection. Mais réaliser un livre est un travail de longue haleine et les images se font parfois dans la douleur. 

Certains de vos dessins sont particulièrement suggestifs, d’autres plus naturalistes. Aimez-vous jouer ainsi sur les limites de la figuration et d’une certaine forme d’abstraction?
FD: J’aime être sur le fil. Lorsque j’ai dessiné Collections, j’ai beaucoup regardé les peintures des Nabis, notamment celles de Felix Vallotton qui ont été une source d’inspiration pour cette façon géniale de représenter la nature fidèlement, tout en décalant la gamme chromatique, s’autorisant des ciels mauves et des arbres rouges flamboyants. 

Quelle est la place des formes géométriques dans votre travail?
FD: Ce n’était pas très spécialement pensé, mais il est vrai que j’aime associer des motifs plus graphiques à des images plus figuratives. Pour Collections les formes géométriques ont une valeur symbolique pouvant évoquer la case de rangement, l’étagère, la maison, le cristal, etc.

Parfois, vous pratiquez une sorte de mise en abyme dans vos images, comme dans le cas du dessin du cheval que réalise Lise dans votre illustration. Le dessin dans le dessin a-t-il pour vous une valeur symbolique?
FD: Pas spécialement de valeur symbolique mais j’aime particulièrement les images dans les images, sans doute car je collectionne aussi des images. 

Quelle est la place de l’émotion, de l’intime dans vos réalisations, plus particulièrement dans les illustrations de cet album?
FD: Forcément il y a de l’intime puisque j’illustre un sujet qui est cher à mon cœur, qui parle de Victoire et de moi à travers ces différents portraits. Mais pour tous mes projets l’émotion est présente, je travaille avec intégrité en m’impliquant beaucoup. Le fait que mes images soient réalisées à la main permet de laisser transparaître une certaine sensibilité, que ce soit à travers les accidents de peinture, la sensation du coup de pinceau, le feutre qui fuse ou la découpe du papier.

Victoire de Changy et Fanny Dreyer ont su ainsi déployer un univers très personnel qui, en même temps, parle à chacun de nous. C’est dans cette confrontation du même et du divergent que le lecteur peut retrouver avec gourmandise «ces petits chemins brillants qui nous raccordent à notre enfance»[1].


Monique Malfait-Dohet est présidente et conseillère scientifique du Fonds de l’image et du texte pour la jeunesse (Fondation Battieuw-Schmidt).


[1] Véronique Cavallasca, recension de l’album Collections sur le site Ricochet accessible à l’adresse suivante: https://www.ricochet-jeunes.org/livres/collections (site consulté le 10 mai 2024). 

Auteurs et illustrateurs en lien avec l'interview

Illustration d'auteur

Fanny Dreyer

suisse