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Date de publication
Age-cible

Qui lira rira !

Sélection des rédacteurs
Collectif
Poésie
à partir de 4 ans
60 pages
: 9791023513967
16.00
euros

L'avis de Ricochet

Ce n’est pas toujours dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, qui finissent parfois par être un peu rancies, mais cet album-là gagne son pari : Qui lira, rira ! L’idée est de retrouver pour les petits des poèmes, jeux de mots et autres virelangues pour certains très anciens qui chatouillent l’oreille, gratouillent le larynx et actionnent les zygomatiques !

C’est une belle promenade qui fait rouler la langue et briller les yeux car elle est enchantée par les illustrations de Bruno Gibert plus farfelues encore que les textes, et il faut dépasser l’illustration de couverture, qui n’est pas la plus convaincante. On rit quand on lit, mais aussi quand on regarde. L’artiste profite de la diversité des poèmes pour varier le style de ses illustrations à chaque double-page dont le grand format permet au regard de s’installer confortablement dans ce monde à la fois très très imaginaire et débordant de références. De l’illustration « classique » et redondante du « Tas de riz, tas de rats », on passe aussitôt au rêve surréaliste de « Pourquoi, Pépita, sans répit m’épies-tu ? », où des yeux écarquillés illuminent un puits sans fond, au tatou qui barbote dans son thé sensé ôter sa toux, à la figuration poétique du chemin de la voix du chien qui aboie à l’oreille attentive de l’oie de Louis… Plus loin, le texte du « Jus qui rend gai » est contenu dans son motif à pied, brisé la page d’à côté, la farandole des proverbes à base de chat(s) s’organise dans un superbe calligramme en forme de… chat, tiens donc ! Le traditionnel crâne du drapeau de pirates, récupéré par l’art contemporain du coloriage auquel l’artiste fait un clin d’œil, nous entraîne dans une gigue endiablée sur l’air de « Quand j’aurai du vent dans mon crâne » de Boris Vian, et plus loin encore Bruno Gibert imagine une géniale version de la chaîne alimentaire revisitée sur un poème de Geo Norge déjà très croustillant et juteux à la fois : « Je mange le velu qui digère le pulpeux qui ronge le rampant », etc. De quoi frissonner délicieusement longtemps. La vieille pendule de Pierre Gamarra tricote encore à tout crin ses virgules sur les engrenages fous de l’illustrateur en verve. L’album s’achève sur « La môme néant » de Jean Tardieu dont l’absurde « A’xiste pas » final conclut ce magnifique spectacle d’une langue qui s’affaire à bousculer les images et les habitudes, et le jeu des mots et des sons transforme l’approche de l’artiste illustrateur en geste hautement poétique. C’est son approche ludique qui fera trace, probablement ses images pleines de fantaisie qui marqueront la mémoire de l’enfant, et inscriront durablement les poèmes qui les ont inspirées et qui n’ont d’ailleurs pas pris une ride. Bruno Gibert ranime les textes, revigore les jeux de mots et rallume la flamme de la poésie.

Présentation par l'éditeur

Après La poésie est un jeu d’enfant consacré à Maurice Carême et Zoo poétique où les animaux étaient à l'honneur, Bruno Gibert s'amuse avec la langue française et illustre avec beaucoup de fantaisie et de talent ce nouveau recueil de poèmes qui se jouent des sons pour nous faire sourire !

Les petits lecteurs retrouveront les célèbres trompe-oreilles Tas de riz, tas de rats ou Pie niche haut, mais

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